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Département de l'Oise
Arrondissement de Senlis
Mairie d'Aumont-en-Halatte :
1, rue Henri Dupriez
Tél. : 03 44 53 63 89
Fax : 03 44 27 81 65
 
Heures d'ouverture au public : 
Lundi : 18 h / 19 h 30
(permanence urbanisme)
Mercredi : 9 h / 11 h
Samedi : 10 h / 12 h
le premier et troisième
samedi du mois
Histoire et Patrimoine >

Personnages illustres

 

Henri Barbusse, écrivain

Né à Asnières en 1873, journaliste et romancier, Henri Barbusse s'installe à Aumont en 1910, en convalescence chez un ami senlisien, il découvre Aumont. Séduit par le village, il y achète quelques années plus tard  une maison champêtre qu'il baptise 'Villa Sylvie' en souvenir de Gérard de Nerval. En 1914 il s’engage volontairement. Ses carnets de guerre deviendront « Le Feu «  ouvrage qui obtiendra le prix Goncourt en 1916. En 1918 il est directeur littéraire du quotidien « Le Populaire ». Il adhère au parti communiste français en 1923.Il voyage, les Balkans, l’URSS…Il meurt subitement à Moscou en Août 1935 et a été inhumé au Père Lachaise.

La villa « Sylvie » est devenue un Musée Henri Barbusse. Situé 4 chemin des Grueries.
Il est actuellement en cours de rénovation.

 

Martha Angelici, cantatrice, soprano

Née e le 22 mai 1907 à Cargèse (Corse), elle déménage enfant en Belgique ou elle étudie le chant. Elle est engagée par les radios belges, luxembourgeoises et françaises en 1933 et donne son premier concert public à Ostende en 1934. Après le rôle de Mimi dans « La Bohème » en 1936, elle fait ses débuts à l’Opéra-Comique en 1938, dans Louise, puis ensuite dans des rôles plus importants. Elle épouse François Agostini (directeur de Pathé Marconi, directeur de la salle Favard, directeur de l’Opéra Garnier, puis de l’Opéra-Comique), rencontré pendant la guerre. Elle se produit à Paris, Milan, Rio de Janeiro…Elle s’affiche au Palais Garnier à partir de 1953.
Sa vie à Aumont était occupée à rendre service aux habitants. Elle a organisé les premiers repas des « Cheveux Blancs ». Les jours de fête elle invitait les enfants pour des séances costumées et un goûter. De nombreux concerts ont été organisés à Saint-Vincent et à la cathédrale de Senlis, ainsi qu'à Aumont, dans l'église.
Retirée dans sa Corse natale, elle meurt à Ajaccio le 11 septembre 1973.
Une rue à son nom a été inaugurée dans le village, le 3 mars 1974, par le maire Jean Wallut.

François Agostini est l’auteur de l’ouvrage « la longue histoire d’Aumont en Halatte », paru en 1978. Retiré à Aumont en Halatte, il est décédé à Senlis en avril 1985.

 

Mustapha Amar, directeur du cirque Amar

Né en 1896, cadet de la famille, surnommé « le colonel », c’est lui qui donna au cirque, fondé à Sétif en 1860, sa dimension internationale. Après avoir été sur la piste un dompteur intrépide, il prit en main l’administration du cirque et décida de lui faire franchir la méditerranée, en 1929. Baptisé « Cirque Géant » avec sa double piste, le cirque Amar ne cessa ensuite d'évoluer pour faire face au succès. Il s’installe à Paris, avenue Wagram, à l’Empire où les frères Amar montent des spectacles exceptionnels, des exhibitions sportives ou des présentations d’artistes de music-hall. Pendant la seconde guerre trois cirques « Amar » se dressent autour de Paris. Puis les tournées reprennent, Moscou, New York … En 1960, pour les cent ans du cirque, une fabuleuse tournée est organisée en Algérie : un train spécial de 54 wagons, une centaine d’artistes, 23 numéros sous un chapiteau géant…
En 1968 Mustapha Amar se résigne à abandonner la direction du cirque. L’enseigne a été reprise par la famille Bouglione en 1973, le cirque est aujourd’hui dirigé par la famille Falk.

Mustapha Amar a vécu à Aumont de 1947 à 1960 (maire du 29 octobre 1947 au 30 novembre 1960 où il donne sa démission. Pendant son activité de maire, il a été à l’origine de la construction d’une nouvelle école en vendant à la commune un terrain pour une somme symbolique de 500 F. En 1956-1957 il s’est intéressé à l’amélioration du réseau d’adduction d’eau potable. Il n’a jamais voulu percevoir son indemnité de maire. Dans le village sa générosité est légendaire : il offrait un vélo aux jeunes qui réussissaient le certificat d’études, offrait des places gratuites et organisait le transport des Aumontois pour les représentation du cirque Amar dans la région, équipait les enfants pour le sport (ballons, maillots, shorts, chaussures), répondait généreusement à toutes les personnes en difficulté.

Il est décédé à Nice le 29 novembre 1980. Une des deux salles communales porte son nom.

 

Gabriel Grovlez, compositeur et pianiste


Né à Lille le 4 avril 1879, il vient régulièrement avec ses parents à Aumont, a partir de 1890, pour améliorer sa santé fragile. Il fait de brillantes études musicales d’harmonie et de composition. Pianiste virtuose il a donné dans de nombreux pays d’Europe. En 1905, il achète une maison dans la « grande rue d’Aumont », maison agrandie par la suite, aujourd’hui le Pin Noir. Il séjourne alors régulièrement dans le village et donne une autre direction à sa carrière. Il se consacre à la direction d’orchestre et à la composition. Il a été chef d’orchestre du théâtre des Arts,  de l’Opéra-comique, de l’Opéra de Paris, de celui de Monte-Carlo.
Conseiller municipal d’Aumont, il est décédé à Paris le 20 octobre 1944 et repose dans le cimetière du village.

 

Moïse de Camondo, financier et collectionneur

Né à Istanbul le 15 mars 1860, il est issu d’une famille juive sépharade anoblie par le roi d’Italie en 1860. Il arrive en France en 1869, son père souhaitant développer ses affaires financières à Paris. La famille s’installe rue Monceau où elle achète un bel Hôtel particulier. Il épouse en 1891 Irène Cahen d’Anvers, union dont naquirent deux enfants, un fils Nissim, mort dans un combat aérien en 1917 et une fille Béatrice, devenue Mme Léon Reinach.
Moise de Camondo achète  le « Château d’Aumont », en 1904. Une belle demeure, reconstruite au XIXe siècle sur les ruines du château seigneurial d’Aumont du XVe siècle. Cette grande propriété, trois corps de bâtiment sur 2 étages, comprend de vastes pièces de réception et de nombreuses chambres. Celle-ci ne nécessitait pas moins de 15 personnes pour son entretien et le service du comte. Il fait restaurer et aménager la demeure, qu’il dénommera la « villa Béatrice ».
Un de ses premiers gestes est d’écrire au Maire d’Aumont, Victor Blanchet et de lui faire parvenir la somme de 500 francs : 200 pour la caisse des écoles, 200 pour le société de bienfaisance, 100 pour la création d’un prix de 25F pendant 4 ans pour la société de tir de la commune.
Il achète les bois environnants pour chasse à tir et chasse à courre, occupations très prisées des Camondo, qu’il pratique avec ses enfants et où il invite ses amis. Tout en menant cette vie régulière, passionné pour les arts, avec goût et ténacité il rassemble peu à peu une collection exceptionnelle qu’il placera dans l’hôtel de la rue de Monceau.

Fortement accablé par la mort de son fils Nissim, il écrit au Maire d’Aumont en 1918, pour lui dire qu’il ne souhaite pas renouveler son mandat de conseiller municipal, il ne viendra pratiquement plus à Aumont.
Après la guerre sa fille Béatrice épouse Léon Reinach, le couple habitera la villa.
Le comte Moise de Camondo est mort en 1935, une clause de son testament lègue son hôtel de la rue de Monceau et ses collections au musée des Arts décoratifs.
Cet Hôtel est devenu le Musée Nissim de Camondo, inauguré le 21 décembre 1936 par le Président Albert Lebrun.